Vie Automobile>Des Muscle Cars aux Miata

Par Mike Garrett, le 28 mai 2008.

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Ma passion pour les voitures remonte à bien plus loin que mes souvenirs. Ma famille a des photos de moi dans des salons automobiles avec mon père alors que j’étais toujours en poussette. Même quand j’étais tout petit, j’avais conscience des voitures qui m’entouraient. Ma mère raconte que j’étais capable d’identifier des pick-ups rien qu’en regardant leur portillon à l’arrière. Je ne pouvais pas lire les mots inscrits dessus, mais d’une façon ou d’une autre, je reconnaissais les logos. Je ne me rappelle avoir eu des figurines en grandissant. Au lieu de cela, mon coffre à jouets était rempli de voitures Matchbox, Hot Wheels et mes préférées, les Micro Machines. Mon père est également un fou de voitures, et je n’oublierai jamais la sensation éprouvée à bord de sa GTO 1970. Entendre le grondement à l’échappement et ressentir le glougloutement irrégulier provoqué par les cames est quelque chose qui restera à jamais gravé en moi.

Lorsque j’eus 16 ans, et que j’étais en âge d’obtenir mon permis, j’étais impatient d’avoir ma propre voiture. Ma « voiture décrépie de lycéen » était une Plymouth Duster 1973 que j’avais achetée pour 400 $. Je n’ai aucune photo de cette voiture, mais elle ressemblait beaucoup à celle sur la photo ci-dessus en moins jolie. Elle pouvait peut-être faire penser à une muscle car, mais le 318 anémique et polluant n’avait rien d’une muscle. Néanmoins, c’est l’une des voitures les plus amusantes que j’ai possédée. A la fin de ma seconde année, j’avais maîtrisé l’art du burnout sur place.

Pendant les années qui ont suivi, je poursuivis avec des voitures américaines à moteurs V8 comme les Mustang ou les Camaro. J’occupais mes nuits de weekends en roulant avec mes potes comme dans une version XXIème siècle des trucs présentés dans des films tels que American Graffiti ou Génération Rebelle. Il y a environ quatre ans, j’achetais ma première voiture japonaise, une 240 SX S13 défraîchie. Je ne pouvais imaginer que cela finirait par totalement changer ma vie.

Après avoir regardé des vidéos d’Option avec mes amis, j’avais un nouveau sentiment d’enthousiasme pour les voitures japonaises. Je n’avais jamais été intrigué par la « scène import » aux États-Unis, mais en regardant les drôles de cabrioles des pilotes japonaises et en voyant combien leurs voitures étaient géniales, j’étais fasciné. Je devins presque un fan pur et dur de la culture automobile japonaises du jour au lendemain. 

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Peu de temps après, j’achetais cette Corolla GT-S de 1985. Étant étudiant à l’université à temps plein et travaillant à temps partiel, je ne pouvais pas vraiment la réparer. Mais j’étais tout de même heureux à son volant. Je me souviens attendre qu’il pleuve pour sortir ma pauvre excuse que c’était pour « drifter ». Je ne suis pas sûr d’avoir « vécu la vie en 86 » comme Antonio, mais cette voiture m’a réellement rendu fan de l’AE86. Je suis impatient d’en acheter une autre un jour.

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Alors que j’avais toujours l’AE86, j’achetais cette Lexus SC300 de ’92 avec une transmission 5 vitesses. C’est probablement la voiture la plus luxueuse que je n’ai jamais eue.  C’est aussi la seule qui ne dégoûterait pas les filles à cause d’un échappement bruyant ou de suspensions tape-cul.

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Je finis par échanger l’AE86 contre cette Mazda Miata. Vous ne trouvez pas que la Miata n’est en fait qu’une version décapsulée de l’AE86 ? Le propriétaire précédent avait effectué de nombreuses modifications sur la voiture, et elle était marrante à conduire. C’est l’une des deux anciennes Miata que j’ai eues.

Je devrais aussi mentionner qu’à ce moment là, de grands changements sont intervenus dans ma vie. J’avais une petite amie japonaise (qui est devenue ma femme), et en 2006, je passais un mois en sa compagnie à explorer le Japon. Je me rendais à de nombreux événements automobiles et me servis de ce voyage pour travailler sur ma passion toute fraîche qu’était la photographie. A notre retour, nous décidions de déménager au Japon pour un bon moment après que je sois diplômé d’université.

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Au retour de mon premier voyage au Japon, je décidais d’acheter une voiture qui serait un peu plus confortable et me permettrait d’emmener plus de choses. J’imagine que j’étais en train de mûrir ou quelque chose du genre. Après avoir toutes les Accord breaks restaurées au Japon, je pris la décision d’en avoir une à moi. Je fis de légères modifications à l’extérieur mais laissai tout le reste pratiquement d’origine, je parcourus des milliers de kilomètres à son bord, conduisant partout en Californie pour couvrir des événements.

Durant le printemps 2007, je démarrais mon blog (http://www.auto-otaku.com/). Je voulais un endroit où partager ma passion pour les voitures et c’est l’une des meilleures choses que je n’ai jamais faite. Cela me permit de rencontrer des tas de gens avec le même état d’esprit que moi et servit également de point de départ pour des choses plus grandes.

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Ce projet de 240Z fut un échec. Je l’achetais avec l’intention de la restaurer en voiture « street », mais un manque de temps, d’argent et le déménagement pour le Japon tout proche m’ont obligé à abandonner le projet avant que je pus faire quoi que ce soit dessus. Heureusement, son nouveau propriétaire a avancé dessus. J’ai hâte d’acheter une autre voiture ancienne pour un projet.

A l’automne 2007, je fus diplômé d’université et c’est au Japon que je pris le chemin d’une carrière à écrire sur les voitures et à les photographier. Peu de temps après mon arrivée au Japon, je fus contacté par Rod, qui me parla de son nouveau projet sur lequel il planchait. Cela me semblait vraiment sympa donc je fus heureux de me joindre à lui. Désormais, en tant que Speedhunter, je passe mon temps à voyager pour prendre des photos et écrire encore et encore sur les voitures. C’est beaucoup de travail, mais je ne pourrais être plus heureux que là où je suis actuellement.

Auto Otaku

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